La responsabilité sociétale des entreprises : du darwinisme pour les pensions

Par Yoni Mous le October 16, 2017

Koen Verbergt – CEO Janssens Field Servies

Lundi 4 septembre 2017 — Non, le gouvernement n’est pas le seul responsable du nombre élevé de chômeurs. Et il est encore moins de son devoir de résoudre ce problème à lui seul. L’activation des chômeurs est également une tâche essentielle pour les employeurs qui ne veulent pas se faire éjecter du marché par des concurrents plus habiles.Les entreprises qui cherchent des profils techniques, des informaticiens ou des ouvriers qualifiés sont celles qui ont le plus de mal à attirer les bons talents. Une tendance remarquable se dessine dans ce contexte : de plus en plus d’entreprises tentent de pourvoir leurs postes vacants via des formations qu’elles organisent elles-mêmes.

Après tout, pourquoi pas ? Les entrepreneurs sont là pour entreprendre. Au lieu de rester sur la touche et de clamer que l’enseignement n’est pas à la hauteur ou de rejeter entièrement la faute sur les multinationales, qui écrèment le marché des talents avec des salaires supérieurs, des avantages et d’autres bonus. Ce résultat m’incite particulièrement à l’optimisme. Il signifie, en effet, que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est plus un buzz marketing, mais qu’elle fait partie intégrante de la stratégie mise en place par les entreprises pour se positionner et se démarquer sur le marché.

J’aimerais aller encore un peu plus loin, car il est bien trop facile de montrer du doigt les pouvoirs publics ou les gouvernements de ce pays en les accusant de mener une mauvaise politique d’activation du marché du travail. Non pas que je défende nos institutions ou que j’estime qu’elles jouent pleinement et correctement leur rôle, mais la pénurie sur le marché du travail est un problème social. Un problème qui ne trouvera de solution que si l’ensemble de la société – y compris les entrepreneurs et les employeurs – regarde dans la même direction. La RSE, ce n’est pas se contenter d’intégrer des quotas ethniques, de genre ou de CO2 dans l’un ou l’autre rapport de gestion obscur, avant de retourner allègrement à la politique de l’autruche.

Je suis d’ailleurs convaincu que la promotion des académies internes au sein des entreprises facilite l’accès au marché du travail, non seulement pour les personnes peu qualifiées ou les personnes issues de l’immigration, mais aussi pour les travailleurs diplômés. Notre équipe de direction a adopté ce principe depuis que mes associés et moi avons décidé d’en faire plus avec notre entreprise Janssens Field Services. Notre JFS Academy a formé pas moins de 750 travailleurs au cours des dix dernières années. Certains ont rejoint d’autres entreprises, parfois concurrentes, mais ce n’est pas une raison pour ne plus organiser de formations. C’est uniquement en continuant d’investir dans des formations internes que les entreprises pourront s’adapter et survivre à la manière « darwinienne ». Une condition sine qua non pour maintenir notre richesse commune. Plus nous serons nombreux à travailler et à continuer de travailler, plus nous nous assurerons de ne pas devoir léguer la facture des pensions à la prochaine génération. Le salut des entrepreneurs en dépend.

Koen Verbergt, CEO de Janssens Field Services


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